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« Il lui restait quand même un endroit où aller. »      Années

savoir là un espace pour ma liberté d’être. connaître la surface possible du repos. mesurer le possible recueil de l’esprit en un lieu de détente. y aller discrètement, enfin m’y retrouver. constater les changements, les immobilités, les reculs et les sauts. ne pas perdre de vue ce nid à recueillir tous les états de l’âme.  m’y poser, repartir.

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« Ça et là pourtant, brillaient encore des lumières. »     Rêves de femmes

Dans le sombre d’un jour, dans le claire du matin, la douceur d’un soir, elles peuvent m’accompagner. et je suis suspendu à leur présence légère.  elles sont sécurité, en guides attentionnées de chacun de mes pas.  elles peuvent être souvenirs, pensées, et elles peuvent être rires, ou peurs des lendemains. elles sont toutes les compagnes de mes errances fertiles, certitudes éphémères, embrassades à venir.

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« C’est toujours à contrecœur, trouvait Mrs Ramsay, que l’on se dégage de la solitude, en s’emparant d’une petite chose sur quoi l’on met la main, un bruit entendu, un objet aperçu. »                     La promenade au phare

bien sûr il y a les rêves, bien sûr il y a l’envie, et il y a les silences profonds et oubliés. ceux-là sont fabriqués d’une matière légère et d’un souffle endormi. et puis juste en dessous, au-delà de l’amer, se pose la solitude et toutes ses libertés. ailes lendemains chantant. les saisir, les chérir, les envelopper d’images, celles d’être d’ange heureux l’impression sur page blanche. alors tout en douceur lui donner à manger, le trouver beau parfois, en pleurer à mourir et saisir tous ses pas tous ses emportements toutes ses minutes de course marathon d’être soi(s), comme fauve saisit oiseau. continuer à franchir les montagnes et les mers. me nourrir d’un détail posé sur mon chemin. et puis me rendormir. ou pas, ici, demain.