VW*135

« Les salons étaient bondés. » Mrs Dalloway

Souvent je me souviens de ces mondanités fiertés à lire nautile, au souci d’être là, voire d’être reconnu, entendu, même espoir d’une frêle interférence entre humains réunis. Je fuis maintenant ces astres et toutes leurs galaxies. Parfois je me surprends à en tenter encore le goût de l’inutile, et même du dérisoire, alors je ris de moi et de mes dépendances.

VW*134

« Le bateau s’engage sous l’arche du pont. » Les vagues

Voguer et avancer. Passer d’une tant à l’autre sur la rivière d’un temps, et il n’existe pas, juste une perception, un souffle révérence sur mes pas incertains, en mon chemin de l’être celui-là le chercheur de justesse en monde de l’excès, celui-là le discret si ce la est possible de cette mélodie dont je tente chaque jour de chanter le refrain. J’essaie ainsi parfois de trouver le repos dans mes agitations. Je chante pour respirer.

VW*133

« Un bruit étranglé, derrière elle, la fit s’en retourner. » Années

Mon esprit me fait parfois des surprises désagréables, des sursauts d’émotions, des messages étonnants. Il me cherche des raisons de m’arrêter au temps d’en la pause nécessaire dans une course insouciante. J’en tente alors souvent de percevoir le cycle dans lequel inconscient je me suis enfermé. Je me souviens des tant où aveuglé et sourd, j’ai oublié l’arrêt et suis allé au mur de mes contemplations d’un ego abusif. Et parfois même j’en ris.

VW*132

« L’auditoire est éparpillé. » Entre les actes

Parfois en mon esprit, l’écoute est si fragile, le désordre est certain et l’avancée fragile. Le flot d’informations parvenant à mon être crée un peu puissant mélange, le doute en est la source et aussi tous les fruits. Alors, juste respirer profondément le tant d’être là dans l’instant.

VW*131

« Ce fut une chance pour elle. » Orlando

saisir l’instant précis où la puissance de lettres propose de percevoir un séisme firmament, et prendre la tangente à la courbe habituelle, l’ennui veillait sur moi et là il m’emmenait vers des jours inutiles. Le réveil vient parfois d’un ailleurs incertain.

VW*130

« Les hommes de toutes condition l’avaient bien, eux, avait-elle dit. » Mrs Dalloway

Avoir le privilège d’être privilégié. Privilégier chaque fois son lot de privilèges , reconduit par la peur à détruire la prochaine. Être sourd, être muet, à ses facilités offertes si facilement. L’homme était dans sa tombe et regardait le temps l’ayant amené là. Et de ce petit h se couperait peut-être l’orgueil millénaire producteur de violences, les mots manquent pour les dire à la hauteur des faits. Me lever maintenant, là, pour crier l’alliance, si vous, vous l’acceptez.

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« Une noire fureur s’emparait d’eux. » Orlando

Parfois du fond du temps, une colère destructrice peut émerger du fond des moindres interstices d’un esprit surchargé. Je la connais la voix de celle-ci bien bruissante de toutes ses tempêtes passées présentes futures. Elle veille là juste derrière, et promets de revenir si je la laisse être, celle-là du passé et ses débordements. Maintenant je la prends, la caresse et l’accueille, et la guide au plus tendre, vers d’autres horizons. Du moins je m’y attelle, elle m’aime parfois m’écoute.

VW*128

« C’était un après-midi flamboyant. » Années

Il est parfois des jours une douceur étrange se transforme en la force d’un paysage de joie. À l’or de cet instant brille chaque seconde, un cielle se déploie, comme les ailes d’un orage voguant là au-dessus d’un océan tempête. Et le bruit de la ville continue ses sursauts, et je suis en silence de paroles, de rencontres. Et si je ferme les yeux, je revois mes ailleurs et leurs reflamboiements.